VIRGIL BOUTELLIS-TAFT

VIRGIL BOUTELLIS-TAFT

PRESSE

Un jeu personnel et intériorisé qui sied parfaitement à un programme de récital mémorable. Un programme poétiquement introspectif de cette qualité nécessite par-dessus tout un phrasé sensible et une sonorité enchanteresse, qualités que le violoniste français Virgil Boutellis-Taft possède à un niveau remarquable. D’une manière enjôleuse, il tire de son Montagnana (ex « Régis Pasquier » 1742) un son d’une pureté incandescente qui, associé à son séduisant medium-fast vibrato, crée un monde sonore proche de l’idéal pour ce programme exigeant. Les musiciens au gros son ont invariablement tendance à sur-projeter le Poème de Chausson contre une serre orchestrale post-wagnérienne de chromatismes en fusion. Il est donc rafraichissant d’entendre Boutellis-Taft tracer ses lignes douloureusement sensuelles avec une telle intimité et finesse, et le Royal Philharmonique Orchestra, en forme resplendissante sous la baguette de Jac Van Steen, lui répondre avec une retenue et une souplesse magiques et déliennes. La sonorité de diamant de Boutellis-Taft fait également merveille dans les ardentes incantations de Kol Nidrei de Bruch et Nigun de Bloch, où la ligne soliste, de façon séduisante, tisse en allant et venant dans les textures orchestrales, captée dans un son lumineux et atmosphérique (Henry Wood Hall de Londres) par les ingénieurs d’Aparté François Eckert, Hugo Scremin et Nicolas Bartholomée. L’excellent arrangement de Paul Bateman de la Danse macabre de Saint-Saëns se tient chorégraphiquement en pointe (ce qui est souvent macabrement négligé) et la douloureuse Sérénade mélancolique de Tchaïkovski possède une touchante continuité émotionnelle qui résonne dans la mémoire longtemps après que la musique se soit estompée doucement.
… mi poème symphonique, mi concerto, ces œuvres séduisent par leur lyrisme et Virgil Boutellis-Taft ne manque pas de lyrisme, ni de poésie. C’est un disque exigeant, assez intérieur aussi et comme c’est un coup de cœur, c’est le disque du jour sur France Musique.
… Le concept d’école nationale ne signifie certes plus grand-chose aujourd’hui, mais il est cependant permis d'entendre chez Virgil Boutellis-Taft un équilibre entre l’école franco-belge, son art délié et élégant et le son solide et charnu de l’école russe. De là, beaucoup d’intensité affective mais aussi de sobriété dans l’émotion. D’autant qu’il semble en accord parfait avec Jac van Steen et le Royal Philharmonic Orchestra. Cela parait avec évidence dès le Kol Nidrei de Max Bruch et, plus loin, dans le Nigun d’Ernest Bloch. La Danse macabre de Saint-Saëns… met encore plus en avant le violon, avec des sortilèges virtuoses dont notre instrumentiste triomphe brillamment…, et l’on referme ce récital qui est bien plus qu’une carte de visite.
– CLASSICA, Jacques Bonnaire, mai 2020 -
Virgil Boutellis-Taft’s playing throughout his debut orchestral album with the Royal Philharmonic Orchestra, Incantation, is brilliant, effusive and gripping. He glides above the orchestra while maintaining a core to the tone and unfolding gorgeous intricate phrases. But it is the depth of his relationship with the material, unique combination of works and history behind why he programmed this CD the way that he did that make this album exceptional. History had silenced Virgil Boutellis-Taft’s family violin. Through Incantation, the violin sings again in an unfurling of seemingly contradictory emotions which are all centered around melancholy.
Virgil Boutellis-Taft dévoile les pouvoirs incantatoires de son violon. En un programme où la musique dévoile ses pouvoirs magnétiques et ensorcelants, ce disque Aparté révèle le travail d’un virtuose qui transforme l’heure d’écoute en un instant de pure rêverie. Le soliste et le Royal Philharmonic Orchestra dirigé par Jac Van Steen proposent là un disque intellectuellement et musicalement très abouti. … Nous ne sommes pas bien loin de la Danse macabre de Saint-Saëns, magistralement interprétée par Virgil Boutellis-Taft… Musique d’un disque où chaque morceau répond au précédent, et des instants profonds de lyrisme et d’imaginaire débridé. Incantation, c’est le disque d’un violoniste qui travaille le pouvoir magique de la musique. Lui qui magnifie de son jeu intense et troublant des œuvres fascinantes… Le violon charmeur, sombre rageur ou violent de Virgil Boutellis-Taft chante la magie et l’ensorcellement… Ce violoniste brillant sait happer au plus profond de chacun la part non méthodique, déraisonnée et inconsciente de l’être. C’est là déjà le pouvoir supérieur de la musique. Mais seul un interprète de plus grand talent encore sait porter une folle partition virtuose jusqu’à la transfiguration…
… Un parcours qui ose imposer la réflexion et une calme lenteur dans un monde plus préoccupé de mouvement et d'immédiateté. … L'entrée du violon à découvert est tendrement évocatrice. Le développement est empreint d'un lyrisme non démonstratif proprement envoûtant, traversé de quelques spasmes que le violon aborde avec aisance jusqu'au registre suraigu d'une ravissante délicatesse… Tout au long de ce parcours flattant essentiellement le registre de la discrétion, Virgil Boutellis-Taft fait montre d'une sonorité claire et intense et d'une habileté technique au service d'une grande intériorité. Comme d'un extrême raffinement, singulièrement dans l'œuvre de Chausson où est bannie toute recherche de l'effet au profit de la fluidité du geste.
C’est l’incantation qui se trouve au cœur de ce bel enregistrement inspiré, conçu par le talentueux violoniste Virgil Boutellis-Taft et le Royal Philharmonic Orchestra sous la direction de Jac van Steen pour le label Aparté… La Chaconne du violoniste et compositeur italien de la fin du XVIIe et début XVIIIe Tomaso Antonio Vitali… que Virgil Boutellis-Taft sublime par son interprétation à la fois virtuose et sensible… …le violon enchanteur de Virgil Boutellis-Taft (un Domenico Montagnana Venise 1742) convoque sentiments et thème slave en un touchant dialogue avec l’orchestre brillamment conduit par Jac van Steen.
… Des contrastes qui témoignent également de la musicalité intense du protagoniste: le jeune violoniste français Virgil Boutellis-Taft, qui avec son jeu évocateur ouvre un véritable monde d'émerveillement qui fait forte impression. Nous avons affaire à un soliste qui ne fait pas étalage, mais met l’intelligence et la technique entièrement au service de la musique, soigneusement assistée par Van Steen avec le célèbre Royal Philharmonic Orchestra… L'enregistrement réalisé au Henry Wood Hall de Londres satisfait toutes les attentes.
Les convictions les plus fortes de Boutellis-Taft résident dans les pages de tradition judaïque, notamment celles présentes chez Max Bruch et Ernest Bloch. « Searing and crying for outreach »,l’ardente religiosité araméenne du Kol Nidrei est vive et intense, probablement l’apogée de l'album. Avec une ligne inoubliable et répétitive, c'est l'un des exemples les plus convaincants de l'art de Virgil Boutellis-Taft. Pareillement pour le Nigun d'Ernest Bloch, qui s’ouvre sur une musique saisissante et menaçante. Serties dans une ornementation délicate, les appogiatures sont également bien soignées. Majestueuses et graves dans leur arrangement, c'est ici que le violoniste savoure une plus grande dynamique qui enveloppe l'auditeur dans une emprise kabbalistique. Captivant. Des envolées d’une beauté à pleurer abondent également dans la Chaconne de Vitali, frappant l’auditeur d’émerveillement. Le violoniste montre à quel point il est doué pour conduire patiemment la musique jusqu’à un état d'anxiété et de déchirement : plein de vitalité et de tension, Virgil Boutellis-Taft semble avoir la liberté la plus débridée pour jouer Tomaso Antonio Vitali. Boutellis-Taft n’amplifie jamais l’emphase du texte et apaise à l’intérieur d’un halo d’une habile retenue.
Le violon est indéniablement un instrument apprécié par de nombreux mélomanes. Tel un acteur, il peut jouer de nombreux rôles différents. Il sait pleurer, rire, gémir, caqueter, danser, chanter, être carrément folk ou hautement lyrique. Mais pour réussir tout cela, il a besoin du concours d'un grand musicien. J'ai entendu trop d'enregistrements de violonistes qui ne produisent qu’un son doux et argenté, quel que soit le type ou le style de musique qu'ils jouent. Les pièces réunies dans ce nouvel enregistrement Aparté requièrent, pour être efficaces, le tempérament expressif aux multiples facettes et les compétences techniques d'un authentique musicien. Le jeune violoniste français, Virgil Boutellis-Taft, qui est décrit par les critiques comme un "violoniste exceptionnel", est de cette trempe. D’un ricanement sarcastique, il sait faire ressortir l'humour sardonique et l'esprit espiègle de la Danse macabre de Camille Saint-Saëns. Il pousse à l'extrême les élans passionnés de la fin de la Chaconne en sol mineur de Tomaso Antonio Vitali. Il module de façon harmonieuse, le timbre et les couleurs de son instrument pour révéler la mélancolie profonde de la Sérénade mélancolique de Tchaikovsky, une pièce si justement intitulée. Le fervent stoïcisme inhérent au Kol Nidrei de Max Bruch est très bien rendu par Boutellis-Taft dans son arrangement pour violon d'une œuvre initialement écrite pour violoncelle et orchestre. Quant à ses compétences techniques, il suffit d'écouter les trilles soutenus très doux et aigus à la fin du Poème pour violon et orchestre d'Ernest Chausson qui attestent des talents de ce musicien. L'enregistrement Aparté est chaleureux et place le violon légèrement en avant de l'orchestre avec un excellent équilibre. Le soutien du chef d'orchestre Jac van Steen suit toujours la direction expressive et les inflexions dynamiques du violoniste.
En ouverture de l’album, le Kol Nidrei… a un caractère magnifiquement lyrique, et Boutellis-Taft l'investit avec beaucoup de personnalité… De ce grand classique, le soliste crée une nouvelle approche rafraichissante. Et il en va ainsi pour la suite, Boutellis-Taft conférant à chaque œuvre beaucoup de raffinement expressif et de beauté… Le jeu de Boutellis-Taft est fluide, aisé et éloquent, et l'accompagnement du Royal Philharmonic est toujours intense… Ma pièce préférée parmi les sept œuvres au programme est le Poème pour violon et orchestre du compositeur français Ernest Chausson (1855-1899). Boutellis-Taft fait ressortir toutes les couleurs exotiques de l'œuvre sans verser dans un sentimentalisme ou un « romanticisme ». En fait, c'est magnifique. Incantation porte bien son nom, révélant beaucoup de magie, de mystère, de beauté, d'enchantement et d'intensité séraphique grâce à l’interprétation authentique de Boutellis-Taft. C'est un artiste incontournable avec lequel il va falloir compter, et dont nous allons certainement entendre davantage de belles choses dans le futur.
Le jeu du violoniste français Virgil Boutellis-Taft impressionne par sa grande sonorité et beaucoup d’expression, sans aucune exagération. Ainsi, l'intensité de son jeu ne met jamais en danger le caractère particulièrement réfléchi et intime des pièces. Le Royal Philharmonic Orchestra et son chef d'orchestre Jac van Steen sont en totale harmonie avec le soliste et offrent un accompagnement sensible.
Après un premier CD de musique de chambre, le violoniste français Virgil Boutellis-Taft célèbre aujourd'hui ses débuts, sur CD avec un grand orchestre. Ce qui est particulièrement remarquable, c’est le choix des œuvres qu’il propose. Alors que, pour leur premier CD, de nombreux violonistes se plaisent à présenter des œuvres de grands virtuoses à couper le souffle tels que Paganini, Wieniawski ou Sarasate, le violoniste français Virgil Boutellis-Taft a choisi des tonalités plus intimes pour son premier CD avec orchestre. Il a intitulé ce CD Incantation, qui selon le Duden signifie en allemand "enchantement, conjuration par des formules magiques" - et ce ne sont pas des vers ou des formules qui sont récités comme des mantras, mais Boutellis-Taft enchante avec la musique de Bruch, Vitali, Saint-Saëns, Tchaikovsky, Bloch, Chausson et Umebayashi. Sur fond de conjuration, Kol Nidrei de Max Bruch, Nigun d'Ernest Bloch (du Triptyque Baal-Shem) ou le Poème pour violon et orchestre d'Ernest Chausson sont plutôt méditatifs. Cette humeur mélancolique est rarement rompue et se transforme en une danse de sorcière endiablée comme la Danse macabre de Camille Saint-Saëns. C'est une puissante sonorité et cependant un son très chaud et velouté que Virgil Boutellis-Taft tire de son violon Montagnana. Et quand j'ai évoqué au début les habituelles autres œuvres virtuoses - les morceaux de musique choisis ici ne sont pas moins virtuoses, mais d'une manière différente!
« D’entrée de jeu, ils [Virgil Boutellis-Taft et Guillaume Vincent] s’imposent par leur écoute réciproque et la fulgurance de leurs traits dans "The Crane" dont ils ressentent parfaitement l’âpreté et recréent l’indicible émotion. Ils interprètent avec infiniment de sensibilité, de virtuosité, de justesse de tempo et de sonorités remarquables ce programme hors du commun qui représente un magnifique parcours totalisant un siècle « entre Orient et Occident ».
« Le violoniste Virgil Boutellis-Taft allie à une sonorité impeccable, une virtuosité impressionnante se jouant de toutes les difficultés s’additionnant sans limites dans ces partitions…. Bref, un voyage fort réussi entre Orient et Occident ! ».
« La personnalité de Virgil Boutellis-Taft est intéressante. Jolie sonorité, belle imagination dans le jeu des timbres, et grande précision, qui n’exclut pas une expressivité prenante, en particulier dans les pièces « orientales » mais aussi chez Debussy ».
– CLASSICA, Jacques Bonnaire, novembre 2016 -
« … son intense, brillant, somptueux sur toute la tessiture du violon de Virgil Boutellis-Taft, très « dans la corde », magnifié par un archet très sûr… Ecoutons l’ « Intermède » de la Sonate pour violon et piano de Debussy : quelle évidence ! On a l’impression que cet aimable divertissement, élégant et raffiné, naît de lui-même, comme si les deux interprètes étaient un peu chacun Debussy lui-même. Il n’est pas une phrase qui n’ait l’air parfaitement à sa place, jouée exactement comme il faudrait... Qu’on écoute encore la Sonate de Janacek : tout y est, le lyrisme brûlant, mais sans épanchement pathétique superflu, la puissance quasi démiurgique de l’inspiration sans l’impression de démonstration, la précision sans la froideur. Et pourtant, ce n’est pas une œuvre facile à écouter, dans son intense concentration… L’ensemble du disque s’écoute avec des sentiments qui vont du plaisir simple à l’enthousiasme – un disque qui atteint, en ses meilleurs moments, une incandescente intensité »
"...La preuve par l'archet qu'on peut tirer des sensations fortes de Jean-Sebastien Bach."
«Boutellis-Taft l'interprète [Bloch] avec une forte vigueur... des effets sonores impressionnants... Lors de la Sonate de Janacek... il régale l'auditoire avec une dextérité, un entrain, et aussi une grande sensibilité... dans la Sonate de Debussy... le violon est insolent et exotique... un jeu finement nuancé, avec des vifs éclats d'humour et virtuosité... dans le Poème de Chausson Virgil Boutellis-Taft offre une prestation spectaculaire... une sensibilité exquise lors des passages mélancoliques et un brio resplendissant pour des moments d'une passionnante intensité... Dans Bartok [il] est enflammé ; son approche est... dramatique, langoureuse et piquante à la fois... les musiciens en s'enflammant, ils enflamment le public également...»
"...c'est avec beaucoup de brio qu'il s'est prêté au jeu - aisance d'archet, main gauche impeccable et intelligence musicale à l'appui...on ne peut que saluer, outre le professionnalisme du violoniste, sa fabuleuse énergie qui nous a tenu en haleine d'un bout à l'autre..."
– ResMusica, Héloïse B. Oléari, décembre 2013 -
« ...un public subjugué et ravi... Musique lumineuse et solaire servie par un violoniste au tempérament de feu, à l'archet intense, aux couleurs chatoyantes, au violon admirable de transparence... rayonnants de passion... révélations exceptionnelles.
Vraiment le lyrisme slave y a trouvé son compte ! »
– L'Alsace, 14 octobre, 2013 -
"...alors manquent les mots...Exigence de maîtrise, de sensibilité, de nuances !...l'exceptionnel fut là...la virtuosité, la générosité...Il y eut aussi cette chorégraphie des corps, de l'archet dont les crins jouèrent les filles de l'air, même la partition chuta de son lutrin, tant la force, l'engagement presque la violence des coups d'archet et de l'expression du jeune violoniste possédèrent l'oeuvre d'Enesco...
Étrange impression de vivre un moment rare avec un Virgil Boutellis-Taft déjà habitué à l'excellence. "
– Dernières Nouvelles d'Alsace, par J.-M.Z., octobre 2013 -
«... maturité musicale... intelligence... virtuosité incontestable... On n'a pu admirer le son particulièrement rond et chaleureux de Virgil Boutellis-Taft...»
– ResMusica, septembre 2013 -
"...les Six danses roumaines Sz. 56 de Béla Bartók sont surtout acrobatiques pour le violon. Boutellis-Taft exploite son instrument de façon impressionnante, avec un harmonique artificiel sans difficulté et un sautillé viril mais discret. Son Montagnana de 1742 produit un son brillant, surtout rond.
Dans la suavité orientale de la 3e danse comme dans la vivacité et le brio des trois dernières.
Le duo est tout simplement ... génial. "
– CLASSIQUENEWS, août 2013 -
"... Virgil a joué magnifiquement ... Il a apporté une délicatesse dédiée à la musique qui s'est mariée parfaitement avec l'orchestre sous Maestro Neal Gittleman ... L'interprétation gracieuse de Virgil a résonné merveilleusement ... sa cadence était un tour de force."
– The Oakwood Register, November 2012 -
«... l'excellent Virgil Boutellis au violon, vigoureux, très contemporain. ».
– Théâtre du Blog, Paris, avril 2012 -
"...une personnalité attachante... un son délicieux... un sens musical sophistiqué... une technique aisé.. .un jeune artiste au talent extraordinaire."
– Peter Stafford Wilson, Music Director, Springfield Symphony Orchestra, January 2012 -
«... Un violoniste hors pair...»
– Le Canard enchaîné, juillet 2011 -
«... Le chant d'un violon se lève et pleure, remarquable Virgil Boutellis...»
– Théâtral- magazine, Festival d'Avignon, juillet 2011 -
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